Les nouveaux berberes

Les nouveaux berberes
Intellectuels, linguistes, étudiants ou patrons... Ils ont repris le flambeau de la défense de la culture amazighe. Mais différemment. En s'appuyant sur l'histoire du royaume, ils sortent du folklore et des antagonismes supposés.

Demandez à un taxi parisien dont vous soupçonnez le douar d'origine : « Algérien ? » et vous avez de fortes chances de récolter cette réponse : « Non, Kabyle ! » Refaites l'exercice avec l'« épicier arabe » du coin qui visiblement vient du Souss, la région d'Agadir : « Marocain ? — Bien sûr ». Il est soussi jusqu'aux ongles, mais jamais il ne mettra en avant ses origines au détriment de son appartenance nationale. Il est à la fois soussi et marocain, et bien sûr musulman. Ses différentes identités sont vécues et revendiquées tout uniment.

Le Maroc est une île bordée par des mers d'eau et de sable. La nation qui s'y est forgée à l'abri des montagnes a pu – ou su – se préserver à travers les ­siècles. Cimentée par l'islam et par un système de pouvoir original, sinon unique, c'est une nation complexe, éclatée, conflictuelle. L'Empire chérifien a été longtemps déchiré par des guerres entre Makhzen et Siba, pouvoir central et dissidence. Et cette dernière a été surtout le fait des tribus berbères, jalouses de leur liberté. À y regarder de près, ces guerres n'empêchaient pas de respecter des valeurs communes. On combattait le sultan tout en disant la prière en son nom. « Le jour, on fait la guerre, et la nuit, la politique », dit l'adage. Après la dernière prière, les représentants des deux camps se retrouvaient pour chercher un terrain d'entente.

Demandez à un taxi parisien dont vous soupçonnez le douar d'origine : « Algérien ? » et vous avez de fortes chances de récolter cette réponse : « Non, Kabyle ! » Refaites l'exercice avec l'« épicier arabe » du coin qui visiblement vient du Souss, la région d'Agadir : « Marocain ? — Bien sûr ». Il est soussi jusqu'aux ongles, mais jamais il ne mettra en avant ses origines au détriment de son appartenance nationale. Il est à la fois soussi et marocain, et bien sûr musulman. Ses différentes identités sont vécues et revendiquées tout uniment.

Volonté de vivre ensemble


Un épisode, dont les traces n'ont pas disparu, donne une idée du fonctionnement du système politique au Maroc. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Slimane a dû mener trois campagnes contre des tribus du Moyen Atlas qui refusaient de payer l'impôt. Battu chaque fois mais toujours amir al-mouminine (commandeur des croyants), il a été retenu en 1822 chez ses ennemis. La vie parmi eux lui a beaucoup appris. Voici ce qu'il écrivit à la population de Fès, sa capitale : « Ma foi en Dieu me fait obligation de vous donner le conseil suivant : faites-vous les alliés des Berbères si vous voulez la paix et la sécurité, car ils ont des traditions et un sens de l'honneur qui les prémunissent contre l'injustice. En outre, ils vivent dans la sobriété... » Les dissensions, fussent-elles violentes, n'interdisent pas le souci de l'avenir et la volonté de vivre ensemble. C'était vrai hier, c'est vrai aujourd'hui. Et il convient de ne pas l'oublier lorsqu'on aborde les débats sur la « question berbère », sous peine de se fourvoyer.

Une question qui a été longtemps occultée. Sous le protectorat français (1912), les disparités tribales, linguistiques, confrériques étaient, nationalisme oblige, systématiquement bannies. C'est le temps de la nation une et indivisible. Le Mouvement national redouble de vigilance après le Dahir berbère de 1930. Projet de réorganiser l'administration de la justice avec un statut particulier dans certaines régions, il fut comme une tentative de « diviser les musulmans entre Berbères et Arabes ». Et fut combattu efficacement par... la prière. Dans les mosquées du royaume, les fidèles se sont rassemblés chaque jour pour accomplir le latif, une prière surérogatoire, recommandée contre les calamités. Jusqu'à l'enterrement du Dahir.

Après l'indépendance (1956), l'idéologie nationaliste continue à dominer les esprits, mais les réalités locales ne tardent pas à faire irruption. En 1958, une rébellion dans le Rif est assimilée à une sécession avant d'être noyée dans le sang. Des frondes éclatent en pays berbère accusant l'Istiqlal de favoriser la domination des Fassis (originaires de Fès). Avec la bénédiction du Palais, le remuant leader berbériste Mahjoubi Aherdane, ancien officier de l'armée française et résistant, fonde en 1958 le Mouvement populaire (MP), qui se veut le porte-parole des campagnes.

Après les crispations de l'idéologie nationaliste et l'instrumentalisation politique du berbérisme, l'émergence d'un mouvement culturel, fut-il animé par les meilleures intentions, risquait de ne rencontrer qu'incompréhension et hostilité. Et pas seulement au sein du pouvoir. Le mouvement en question est né en tout cas dans l'adversité. L'un de ses protagonistes, Ali Azaykou, historien et poète (disparu en 2004), a tâté de la prison en 1982. Son crime ? Un poème jugé subversif. En ce temps-là (qui paraît très lointain...), on allait jusqu'à interdire de donner un prénom berbère à son enfant !

Dans ces conditions, des intellectuels (souvent des linguistes) se sont attelés à défricher la question berbère sur le plan théorique. Ceux qu'on peut appeler les nouveaux Berbères ont fait preuve d'une rigueur remarquable. Et d'abord dans la définition de l'amazighité. Mohamed Chafik explique que la culture ­marocaine, comme toute culture, est un compromis, en l'espèce entre un substrat autochtone et des apports ­exogènes. Elle est à l'image du ­toponyme « la ­source d'Aïn Aghbalou ». On a affaire ici à un double pléonasme puisque l'arabe aïn et le berbère ­aghbalou ont le même sens que le français « source ». Comme des couches géologiques, les trois mots se succèdent. Autrement dit, le fonds culturel n'est pas totalement recouvert par les apports arabes, français et autres. Du coup, l'amazighité n'est pas définie de façon exclusive. Les Marocains ne sont pas des Amazighs sans plus, de même qu'ils ne sont pas purement arabes. CQFD.

La controverse sur le caractère sacré de la langue arabe invoqué par les islamistes pour justifier son monopole est tout aussi intéressante. Les « amazighiens » rappellent astucieusement que l'arabe existait avant l'avènement de l'islam et que, si le Prophète a prêché en arabe, il a été combattu dans la même langue. Réduire l'islam a une seule ­langue, plaident-ils encore, c'est lui ôter sa dimension universelle.

Reconnaissance du tamazight


Ce faisant, les chantres de la culture berbère ont à c½ur de défendre l'islam, et pas seulement pour désamorcer leur procès en laïcité. À leurs yeux, l'islam est une affaire trop sérieuse pour l'abandonner aux islamistes. C'est en amazigh que cette religion s'est répandue en Afrique du Nord, soulignent-ils. Ils mettent en exergue l'odyssée sainte des Regraga, qui relève sans doute davantage du mythe. Il s'agit d'une tribu qui avait fait le voyage pour embrasser la nouvelle foi entre les mains de Mohammed. L'affaire est entendue : les Arabes ont apporté l'islam, mais il s'est trouvé des Berbères pour aller le chercher. Et pour qui en doute encore, cet adage : « Si le Prophète est arabe, Dieu est amazigh ! »

Après la théorie, la pratique. « Une culture dégénère en folklore, écrit Azaykou, lorsqu'elle échoue politiquement, lorsque ceux qui la portent s'en désintéressent au profit de cultures importées. » Les revendications du mouvement tournent autour de la reconnaissance du tamazight inscrite dans la Constitution comme langue nationale au même titre que l'arabe. Ce qui ouvre la voie à son introduction dans l'enseignement, l'administration et les médias.

La rigueur et la sagesse se révèlent payantes. Dès 1994, Hassan II tient des propos qui vont dans le sens de la reconnaissance. Mohammed VI en 2001 franchit le pas (voir pages suivantes). La création de l'Institut royal de la culture amazighe (Ircam) apporte, comme l'écrit Hassan Rachik, « une protection constitutionnelle de l'amazigh en tant que langue nationale et officielle ». Il reste bien entendu à organiser les réformes attendues, qui nécessitent de la part de tous un pragmatisme à toute épreuve.

Les dérives possibles pointent leur nez. Les menaces viennent du Congrès mondial amazigh (CMA), fondé en 1995. Dans sa littérature, on apprend que les Berbères du Maroc sont victimes d'une série de maux : « colonialisme interne », « apartheid », « génocide »... Rien de moins. Objectif de cette ONG qui agit dans l'ombre de l'ONU : la renaissance d'une nation tamazgha qui englobe l'Afrique du Nord, le Sahel et les Canaries. Pour éviter que la culture berbère ne dégénère en folklore, on risque de sécréter un autre folklore, politique et suicidaire celui-là.





Jeune Afrique N° 2551 Paru le : dimanche 29 novembre 2009. A la une dans ce numéro : Maroc : les nouveaux berbères
CI -DESSOUS VOUS AVEZ LA SUITE DES ARTICLES CONCERNANT L'ENQUÊTE CONSACRE AU AMAZIGH AU MAROC

# Online seit Dienstag, 08. Dezember, 2009 um 16:37

Geändert am Sonntag, 13. Dezember, 2009 um 09:29

Attention, danger !

Attention, danger !
Après les avancées culturelles et linguistiques, le champ institutionnel constitue la priorité d'un groupe restreint mais déterminé de militants berbères. Sujet sensible.

« Je suis de race berbère et j'ignore à quel point vous nous sous-estimez, mais j'affirme cependant que les Berbères sont des gens avancés, qui ont hérité de ­nombreuses civilisations. Vous ignorez par exemple que, en tant que Berbère, je suis ­d'origine juive. Mes ancêtres sont ensuite devenus chrétiens, puis musulmans. Maintenant nous parlons l'arabe, langue du Coran, et nous nous entendons en berbère, langue de nos aïeux. » Attribué en 1952 au leader révolutionnaire rifain Abdelkrim el-Khattabi, ce diagnostic historique a le mérite de la concision. Et il illustre aujourd'hui encore le fort sentiment identitaire d'une civilisation millénaire dont les militants assurent qu'elle constitue les deux tiers des 33 millions de Marocains. Des militants qui, pour l'essentiel, admettent aussi que l'accession au trône de Mohammed VI en 1999 a permis de substantielles avancées dans la reconnaissance de « l'amazighité du royaume ». Au moins sur le plan culturel et linguistique. Car sur le plan institutionnel, le bilan est plus nuancé et de nombreux militants de « la cause » commencent à ronger leur frein.

En attendant la généralisation promise, et engagée, de l'enseignement de l'amazigh dans les écoles primaires, plusieurs voix plaident désormais ouvertement pour l'autonomie des régions berbères. Et cette perspective pèse maintenant sur le débat poli­tique national, trop souvent ramené par les médias occidentaux à un huis clos entre « démocrates » et « islamistes ». « Ma démarche a toujours été politique pour imposer la culture, mais elle devient plus culturelle que poli­tique », expliquait à la fin du règne de Hassan II, Mahjoubi Aherdane, fondateur du Mouvement populaire, un parti historique réputé proche des berbéristes. Mais aujourd'hui, la nouvelle garde associative ne se contente plus de l'enseignement de l'écriture tifinaghe et du débat ancien sur la constitutionnalisation de la langue.

« RÉPARTITION ÉQUITABLE DES RICHESSES »

« Autonomie », « fédéralisme », « répartition équitable des ­richesses », « laïcité », sont au centre des revendications de certaines associations amazighes qui n'hésitent pas à porter leur message devant la Commission des peuples autochtones de l'ONU ou dans les capitales occidentales. Dernière initiative en date, la remise mi-novembre au Parlement européen d'un manifeste au vitriol du Congrès mondial amazigh (CMA) dénonçant la... « politique d'apartheid » dont seraient victimes les Berbères du Maroc !

Alors que l'Union du Maghreb arabe (UMA) reste paralysée par la mésentente entre Alger et Rabat, l'Union du Maghreb berbère, en revanche, continue de se construire à travers une constellation d'associations. Réunies à Al-Hoceima le 9 novembre, plusieurs organisations marocaines, mais aussi algériennes et mauritaniennes, ont lancé un appel à la mise en place de politiques « d'autonomie participative des régions ».

« Au Maroc, c'est la proposition d'autonomie pour le Sahara occidental qui a déclenché ce processus », explique l'universitaire et archéologue Ahmed Skounti. Car depuis que Rabat a avancé cette solution pour ses « provinces du Sud », c'est l'ensemble des régions ­berbères (Rif, Souss, Haut Atlas) qui se sent concerné. Pour les militants amazighs, chaque concession du pouvoir central en faveur d'une authentique régionalisation doit passer par la case berbère. « La majorité des institutions de l'État marocain reste marquée par l'arabisation ; sur ce point, la transition démocratique est en panne », assure Me Hassan Id Belkacem, de l'association Tamaynut. Selon lui, au-delà des enjeux culturels, le problème de la propriété des terres collectives exploitées par les paysans ber­bères est au c½ur de la problématique identitaire : reboisement, zones de chasse concédées de facto aux dignitaires saoudiens ou émiratis, sauvegarde des arganiers et de leur précieuse huile... « Il y a une connivence entre l'administration et les investisseurs étrangers », soutient l'avocat, qui milite pour une réforme foncière et le respect du droit coutumier.

TENTATION DU FÉDÉRALISME

« Le militantisme berbère devient plus aigu », confirme un de ses confrères, Ahmed Adghirni. Depuis son modeste cabinet à un jet de pierre de la gare de Rabat, ce fondateur du Parti démocrate amazigh (PDAM) – qui tente d'exister légalement malgré la loi sur les partis politiques interdisant toute référence « ethnique ou identitaire » – compare la mainmise du ministère des Affaires islamiques et des Habous (biens religieux) sur le foncier à « celle de l'Église en Europe au Moyen Âge ». Avant de plaider pour « un modèle fédéral marocain».

Le fédéralisme, solution de l'équation amazighe ? Éditeur du journal Le Monde amazigh, Rachid Raha estime, sans ­grande illusion, que la « priorité des ­priorités est une réforme de la constitution ».

Jeune Afrique N° 2551 Paru le : dimanche 29 novembre 2009 A la une dans ce numéro : Maroc : les nouveaux berbères
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# Online seit Sonntag, 13. Dezember, 2009 um 09:20

Geändert am Sonntag, 13. Dezember, 2009 um 09:31

La relève amazighe

La relève amazighe
À l'université d'Agadir ou dans les écoles de la région du Souss s'affirme l'identité marocaine, plurielle et métissée. Reportage.

« À 13 ans, j'ai demandé à mon professeur d'histoire pourquoi on parlait si peu des Berbères dans nos manuels. Il m'a répondu : “Apprends tes leçons, réussis tes examens et ensuite oublie tout ce que tu as appris.” » Ali a aujourd'hui 25 ans et il n'a rien oublié. C'est un beau jeune homme dont les grands yeux verts s'illuminent quand on parle de son identité. « Si je me sens si profondément marocain, c'est précisément parce que je suis amazigh. Vous savez, nous étions là bien avant les Arabes. Nos livres d'histoire devraient rappeler que le Maroc est une mosaïque composée des apports amazighs, arabes et africains. »

Ces mots, Ali les prononce dans le hall de l'université Ibn Zohr d'Agadir, où il étudie la littérature. La capitale du Souss a toujours été à l'avant-garde de la cause amazighe au Maroc. C'est d'Agadir que venaient la majorité des jeunes militants qui fondèrent l'Association marocaine de recherches et d'échanges culturels (Amrec), ­première association du Mouvement culturel amazigh (MCA), en 1967. En 1979, c'est l'association de l'Université d'été d'Agadir qui est la première à procéder à des études de terrain sur la culture populaire berbère.

Vérité historique

Pour les militants de l'époque, il s'agit déjà de rétablir une vérité historique que les nationalistes ont escamotée au moment de l'indépendance. Le Mouvement national, incarné par l'Istiqlal, considère alors que l'idée d'une diversité culturelle est une hérésie et une menace pour l'unité nationale. Ils reprochent à l'administration coloniale d'avoir utilisé le particularisme comme un moyen de « diviser pour mieux régner ».

Après l'indépendance, le jeune État adopte cet idéal d'une culture commune et homogène, dont les deux piliers sont l'arabité et l'islam. L'espace juridique est unifié, l'enseignement du berbère, proscrit, et la fonction publique, arabisée. Mais les premières élites ­berbères instruites et politisées vont, dès les années 1970, s'élever contre cette idéologie dominante et lutter contre ceux qui, comme l'a écrit l'éminent universitaire Mohamed Chafik, « se sont emparés des rênes du pouvoir, se sont octroyé d'immenses avantages moraux et matériels et ont orienté à leur gré l'information et l'éducation ».

Petit, Ali a fait, par la force des choses, les frais de cette politique. Né dans les environs de Ouarzazate, il ne parle que berbère avec ses parents. Pour le petit garçon qu'il est alors, l'arrivée à l'école est un ­véritable choc. « Je ne comprenais rien à ce que disait l'instituteur. C'est comme si j'avais dû réapprendre complètement à parler. J'avais l'impression d'en savoir moins que les autres, d'être considéré comme un étranger. Heureusement, aujourd'hui, le pouvoir a un peu changé sur cette question. »

Ali fait référence au discours qu'a prononcé le roi Mohammed VI le 17 octobre 2001 à Ajdir, dans le Rif. Au pouvoir depuis deux ans, le jeune roi était jusque-là resté très mystérieux sur ce sujet. À Ajdir, il reconnaît pour la première fois « l'intégralité de notre histoire commune et de notre identité culturelle nationale bâtie autour d'apports multiples et variés. (...) L'amazighité, qui plonge ses racines au plus profond de l'histoire du peuple marocain, appartient à tous les Marocains ». Le roi s'engage en faveur de la promotion de la culture amazighe « dans l'espace éducatif, socioculturel et médiatique ». L'Institut royal de la culture amazighe (Ircam) est créé à cette occasion (voir « 3 questions à », p. 31).

Huit ans après, les Amazighs sont toujours redevables au roi de ce discours. Pour le directeur de l'École du 2-Mars, située dans un quartier populaire d'Agadir, « ça a fait tomber un mur entre les Marocains ». Ce modeste établissement ressemble à toutes les autres écoles du pays. Elle accueille 48 professeurs et 1 792 élèves. Les salles de classe, peintes à la chaux, sont nues et austères. Ici, pas d'ordinateurs ni d'équipements sportifs dernier cri. Les professeurs portent la blouse blanche réglementaire et font réciter leurs leçons aux élèves en pointant un bâton sur le tableau noir. Seule originalité de l'école, la culture amazighe s'y étale partout. La direction a fait peindre des proverbes en tifinagh (la graphie amazighe), pour rappeler aux élèves le sens de l'effort. Dans la cour, un mur arbore une carte du Maroc où les noms de toutes les villes sont écrits en alphabet amazigh. « Il y a vingt ans, on se serait fait arrêter pour moins que cela », rappelle le directeur.

Refus du particularisme

Dans la classe de CM1, les élèves récitent à haute voix l'alphabet. 45 % d'entre eux sont berbérophones, mais tous, même les arabophones, participent. « J'aime beaucoup ces cours. C'est plus facile que ­l'arabe et c'est plus rigolo que les cours d'éducation islamique ! », s'amuse Aïcha. « Les élèves sentent que leur culture est valorisée, et, surtout, cela crée un lien entre la maison et l'école », ajoute Tilila, une jeune professeure. Bien sûr, il est arrivé que des parents se plaignent et demandent que leurs enfants ne suivent pas cet enseignement. À cela, la direction oppose toujours la même réponse : le discours du roi. « C'est une caution très forte pour nous, mais ça n'est pas suffisant », estime le directeur.

Sil le discours d'Ajdir est important sur le plan symbolique, beaucoup considèrent que ses retombées concrètes sont encore faibles. Pour mettre en place les cours de tifinagh, la direction de l'école n'a dû compter que sur elle-même. Pas de budget supplémentaire ni d'aide logistique. Si la volonté politique existe, les moyens ne suivent pas.

À l'université aussi, il n'a pas été facile de lancer, il y a cinq ans, un master de la culture amazighe. Il a fallu attendre ­l'année dernière pour que soit enfin créé un poste budgétaire. « Quand nous avons lancé cette section, l'affluence a été incroyable. On a senti une grande soif d'apprendre chez nos étudiants, » ­explique Ahmed Sabir, doyen de la faculté de lettres. Mounir, un étudiant de ce master, est très fier de sa culture : « C'est à nous de nous battre pour transmettre notre patrimoine et sortir du folklore. À la télévision, quand on montre un ­groupe de musique berbère, il est toujours folklorique. Et quand on consacre un reportage à notre région, vous pouvez être sûr de voir des paysans avec leur âne ! » dénonce-t-il avec amertume.

Bagarres avec les islamistes

Alors ces étudiants cherchent leurs modèles ailleurs, en puisant soit dans les grands mythes berbères, soit chez leurs voisins kabyles d'Algérie. Certains brandissent des portraits de la reine Kahina – qui régna sur plusieurs tribus des Aurès de 685 à 705 –, d'autres ceux de chanteurs à la mode. En attendant le lancement d'une chaîne nationale amazighe – annoncée pour fin 2009 –, ils épluchent sur Internet les sites dédiés à la musique ou à la littérature berbères.

Au détour d'un couloir de la faculté, Mounir nous ­montre une affiche collée au mur, dans la section réservée au MCA. On peut y lire les ­paroles d'une chanson de Matoub Lounès, l'un des chantres du Printemps berbère de 1980 en Kabylie, assassiné en 1998. « Que l'on me dise : où crois-tu aller ? Je clamerai : je suis amazigh. » Sous la citation, on peut voir la photo de quatre membres du MCA aujourd'hui emprisonnés pour des faits de violence. Régulièrement, la photo est arrachée puis aussitôt recollée. « Ils ont été impliqués dans des ­bagarres. D'un côté, les islamistes nous tapent dessus quand on parle notre langue ; de l'autre, il y a les ultras de la cause amazighe qui brandissent des pancartes et scandent des slogans un peu violents », regrette Mounir.

« La politique systématique d'arabisation depuis cinquante ans n'a pas permis d'assimiler totalement les berbérophones à la culture dominante. Il est temps que les vérités soient dites, car ces jeunes ne croient pas au mythe d'une identité marocaine monolithique et pure », explique sous le sceau de l'anonymat un ultra du MCA. Ces jeunes revendiquent une certaine façon d'aborder l'histoire du Maroc et une affirmation de soi. C'est pourquoi l'historien Hassan Aourid, spécialiste de la question, peut écrire dans l'un de ses articles : « On n'est pas amazigh parce qu'on est né amazigh, et on n'est pas islamiste parce qu'on est musulman. Dans l'un comme dans l'autre cas, il s'agit de l'adhésion à un projet de société. » Avec à la clé une nouvelle forme de modernité qui tend vers l'universel et qui rejette la tentation du particularisme. La question de la diversité du Maroc a d'ailleurs largement dépassé la question communautaire. Depuis quelques années, artistes, chanteurs et intellectuels de toutes origines n'hésitent plus à rappeler que le royaume est avant tout un pays de métissage. À ce titre, la valorisation de la darija (arabe dialectal) est très révélatrice. Composée d'au moins 25 % de vocables berbères, cet idiome est le meilleur miroir du syncrétisme marocain. Longtemps considéré comme une « sous-langue », il est de plus en plus présent dans les médias, la publicité, mais aussi l'expression artistique. Les Amazighs ne sont plus seuls à vouloir rétablir des vérités qui, comme le rappelle le Manifeste berbère de 2000, « sont connues des Berbères comme des autres Marocains ordinaires ».

Jeune Afrique N° 2551 Paru le : dimanche 29 novembre 2009 A la une dans ce numéro : Maroc : les nouveaux berbères
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# Online seit Sonntag, 13. Dezember, 2009 um 09:16

Des imazighen reçu par la vice-présidente du Parlement Européen

Des imazighen reçu par la vice-présidente du Parlement Européen
Depuis quelques jours, une délégation composée des membres du Congrès Mondial Amazigh, en compagnie d'un représentant de Mouvement Citoyen « les AAROUCH » d'Algérie et d'un représentant des Touaregs est en tournée en Belgique. Après des rencontres avec des responsables associatifs à Bruxelles avec l'association la Ligue du Rif pour le Développement et l'association Culturelle Berbère à Liège, la délégation a été reçue par les parlementaires européens.

C'est ainsi que pour la première fois, et à titre officiel qu'un haut responsable du Parlement Européen, en l'occurrence Mme. Isabelle DURANT à reçu une délégation amazighe, pour discuter directement des problèmes que rencontrent les imazighen face aux discriminations et aux racismes des régimes anti-démocratiques de Tamazgha (Afrique du Nord). De nombreuses questions ont été abordées lors de cette importante rencontre, notamment la situation tragique des Touaregs, les violations des droits de l'homme au Maroc comme les interdictions des prénoms amazighs, les détenus politiques du MCA et les agressions dont ils étaient victimes récemment les étudiants amazighs des universités de Selouan et d'Agadir, l'interdiction du Parti Démocrate Amazigh Marocain, la campagne de dénigrement faite par des Imams sous la tutelle du ministère des affaires islamiques et la spoliation des terres des tribus amazighes de la part des autorités marocaines sous prétexte de reboisement tels sont les cas à Chtouka Ait Baha et à Tighza au Moyen Atlas...

Quant aux violations des droits de l'homme en Algérie, les délégués amazighs d'Algérie ont exposé les évenements du printemps noir et l'impunité qui s'en est suivi sans que les responsables des 126 victimes et de ces 10000 bléssés ne soient traduit en justice jusqu'à maintenant... La délégation a demandé à la vice-présidente l'intervention de l'Union Européenne pour mettre fin aux abus dont sont victimes les imazighen et elle lui a demandé de diligenter une commission d'enquête sur le terrain sur ces graves violations des droits individuels et collectifs des imazighen en Tamazgha, notamment au Maroc, en Algérie et en pays touarègue.

Des projets d'une meilleure coopération entre les imazighen et l'Union Européenne ont été discutées entre la dite délégation et les eurodéputés, en soulignant que la culture Amazighe est une culture de paix, et une culture de pont et d'entente entre les peuples européens et Nord-africains, du fait que la grande majorité des citoyens d'origine du sud-méditérranéen sont des Amazighs.

Le programme de la tournée de cette délégation est très chargée et continue à avoir d'autres rencontres avec des parlementaires belges et d'autres responsables du mouvement associatif.

La délégation amazighe était formé par Rachid RAHA, Faroudja MOUSSAOUI, Louiza PREVOST, Rachid MOUMNI du Congrès Mondial Amazigh, de Belaid ABRIKA du Mouvement Citoyen des Aarouchs et de Backa MOUSSA de l'Internationale Touarègue.


Auteur: Rachid Raha

# Online seit Freitag, 20. November, 2009 um 02:18

l'huile d'argan fait disparaitre l'arganier

L'huile d'argan (ou d'argane) est tirée de l'arganier, arbre endémique du Maroc, présent essentiellement au sud-ouest du pays entre Agadir, Essaouira et Taroudant. Elle est très utilisée dans la cuisine traditionnelle de cette région. Riche en vitamine E, en antioxydants, elle est aussi utilisée pour ses importantes propriétés cosmétiques. Mais elle devient rare !

vidéo de supervielle

# Online seit Sonntag, 08. November, 2009 um 06:11

De quelle ville, régions venez-vous?

Vous pouvez toujours précisez le nom de votre ville ou village en laissant un commentaire...

Début du sondage le 19 octobre 2009
Fin du sondage le 19 novembre 2010

# Online seit Montag, 19. Oktober, 2009 um 14:50

La ville de Tiznit

La ville de Tiznit
Tiznit: Le joyau du beau Souss

Tiznit est un lieu privilégié de la belle région de Souss, on y respire la sérénité et le bonheur de vivre.

Entre arganiers, oliviers et palmiers, la région de Tiznit se présente comme le lieu de rendez-vous de la mer et du désert, de la rencontre de la plaine et de la montagne.

Ayant conservé son authenticité berbère, Tiznit suggère une autre facette du Maroc, un pays au visage pluriel, riche de sa diversité régionale et son patrimoine multimillénaire.
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# Online seit Montag, 19. Oktober, 2009 um 14:34

Abdallah Aourik, artiste peintre ou voyageur infatigable

Abdallah Aourik, artiste peintre ou voyageur infatigable
On le connaît aussi pour Agadir O'flla, le magazine “interculturel” sur les arts et l'histoire qu'il édite à ses frais, dans sa ville natale, depuis quelques années. Mais, dans sa petite maison un peu poussiéreuse, où les peintures s'entassent jusqu'au plafond, on se rend compte que Abdallah Aourik est avant tout un homme au destin extraordinaire : Rescapé du séisme de 1960, voyageur infatigable qui, en vendant ses toiles, a parcouru plus d'une centaine de pays (“104”, tient-il à préciser), des zones tribales du Pakistan aux plages de Hawaï, de l'Irak à l'Islande. De 1981 à 1985, il a sillonné l'Amérique, tirant de chaque étape un paysage et un portrait de femme. L'espace d'exposition de l'Institut français d'Agadir ne pouvait accueillir cette série dans son intégralité (“Elle doit rester ensemble et elle est à vendre”, insiste son auteur). Ce sont finalement quelques inédits (format 1 x 0,8 m), ramenés de Californie et de Hawaï et rassemblés sous le titre “L'Amérique vue par un Amazigh”, que le public gadiri peut admirer jusqu'au 24 octobre. Probablement la meilleure manière defaire connaissance avec cet artiste au parcours unique.

Rescapé du séisme
Flashback. Nous sommes le 29 février 1960. En ce jour de ramadan, le jeune Abdallah, âgé de 14 ans, rentre du cinéma vers 23h40... Soudain, la terre tremble. Le séisme détruit une grande partie de la ville d'Agadir, faisant plus de 15 000 victimes. “C'était une nuit horrible. Je ne retrouvais plus la maison. Je croyais être le seul survivant sur la planète”, se souvient-il. L'adolescent rôdera toute la nuit parmi les ruines, pour se réfugier dans son école, où il est accueilli par le directeur, “Monsieur Simon”. Avec d'autres orphelins, il est recueilli par la Croix rouge. Et deux mois plus tard, le jeune Abdallah est adopté par une famille belge, qu'il accompagne en Belgique. Mais un an plus tard, il apprend que ses parents sont parmi les rescapés. Il reviendra les voir mais, déjà, “la Belgique ne voulait plus (le) lâcher”.

En 1965, bac en poche, cet étudiant doué décroche une bourse et s'en va étudier l'Histoire de l'Art à l'Université de Cambridge en Angleterre, puis l'anthropologie et la sociologie en Suède. Il intègre ensuite les Beaux-Arts de Berlin-Ouest, où il passe sa thèse sur la sculpture figurative, avant de boucler son cursus à Rome. Fin des études, et début des voyages.

Un an à Katmandou
Après une première exposition en 1969, à Berlin-Ouest, Aourik est invité par le Shah d'Iran à exposer à Téhéran, en 1972. S'ensuit un périple qui le voit traverser l'Asie, comme de nombreux hippies à l'époque : il expose à Kaboul, où le roi afghan Zaher Chah lui achète un tableau, avant de rejoindre Peshawar puis Lahore au Pakistan, jusqu'à New Delhi en Inde. Pendant ses années romaines, Aourik s'était pris de passion pour le bouddhisme et sa spiritualité : Katmandou n'est plus très loin. Il y passera un an. Caressant la couverture du dictionnaire anglais – tibétain qui trône toujours derrière son bureau, il se souvient d'avoir restauré bénévolement le parquet d'un temple tibétain du 3ème siècle avant JC. Mais on n'est pas encore au bout de nos surprises : “J'étais tellement défoncé, proche du nirvana, que j'ai décidé de rentrer au Maroc à pied”. Le voyage dure onze mois. En Irak, fin 1973, il se fait arrêter par la police de Saddam Hussein, vice-président à l'époque, qui l'accuse d'être un espion du roi. Quelques autres péripéties jonchent le récit qui le ramène jusqu'au Maroc.

De retour au Maroc, le voyageur s'intéresse à l'art rupestre de l'Atlas. Il peint les femmes berbères et, déjà, les paysages du Sahara. Il expose d'ailleurs à la première Fête du Trône de Laâyoune, en 1977, sous les yeux de Hassan II, un travail de collages réuni sous un titre sibyllin : Surrealismus from the Divine Life. C'est au début des années 80 qu'Aourik s'envole finalement vers le Nouveau Monde. Pas de la manière la plus classique : il monte en Belgique en stop, et peint pendant deux mois d'arrache-pied, avant de s'envoler vers la Nouvelle-Orléans, où il expose à l'International House du World Trade Center. C'est le début d'un périple de cinq ans, qui le mènera jusqu'en Alaska, au volant d'un van Volkswagen acheté pour 300 dollars. “J'ai mis un an et demi à faire 50 Etats, puis je me suis installé dans le Connecticut et la Nouvelle-Angleterre, où les quatre saisons sont parfaites, toujours ponctuelles”, se souvient l'artiste. Il reste ensuite “un bon moment” en Californie, avant de rejoindre Hawaï, où il expose en 1986 la totalité de son voyage américain.

Gardien de la mémoire
Durant ces cinq années aux Etats-Unis, Aourik a réalisé environ 150 tableaux, en peignant “jour et nuit, qu'il pleuve ou qu'il vente, dans la rue ou à la campagne”. Comme lors de ses précédents voyages, il vivait de peu : “Je vendais des tableaux sur la route, des portraits pour les gens, je peignais dans les bistrots. C'est toujours avec mes tableaux que j'ai financé mes voyages”, explique-t-il.

Depuis son retour au Maroc, il y a une quinzaine d'années, Aourik n'a plus tellement quitté sa région, s'intéressant à la vie des pêcheurs d'Imsouane ou encore à l'arganier. Sauf en 2003, pour une exposition en Roumanie. “Il se met au service du formidable patrimoine amazigh : garder trace de l'habitat, des objets, enregistrer pour construire demain”, note Françoise Py, maître de conférences en histoire de l'art à l'Université Paris 8. “J'ai découvert l'art à l'école, en Belgique, lorsque je commençais l'histoire de la musique. Et tous les livres d'histoire étaient illustrés de peintures, se souvient l'artiste. Je me demandais, comment peut-on expliquer l'histoire avec des traits de crayon, des images ? C'est pour ça que je suis attaché au figuratif, à expliquer les histoires de la vie. C'est l'image qui fait l'histoire”.
Source: Telquel

# Online seit Donnerstag, 08. Oktober, 2009 um 16:34

L'association tadnest

L'association tadnest

L'Association Tadnest pour le Développement Durable A.T.D.D, a été crée le 23/08/2006 suite à l'initiative de plusieurs jeunes du Douar TADNSET ou (tadamst). Elle a pour but le développement du douar TADNEST, commune rurale Adar Ida Ounidif, province Taroudant.

Les Objectifs et les interventions de l'association sons :

* Contribution à la maintenance et au développement des équipements et infrastructures tels que : Voiries, routes, creusement des puits et des points d'eaux, alimentation de l'eau potable etc ........
* Réalisation des projets de développement en collaboration avec les habitants : développement agricole, organisation des compétitions sportives....
* Amélioration de la stratégie rurale : intégrer la femme dans le processus de développement, assurer le soutien sanitaire, lutter contre l'analphabétisme...
* Renforcement des autres thèmes : consolidation des liens de solidarité et de concertation entre les habitants, protection des couches sociales les plus démunies... etc

***SITE CLIQUEZ***

# Online seit Sonntag, 27. September, 2009 um 15:09

Festivals dans la province de chtouka aït baha

Festivals dans la province de chtouka aït baha
FESTIVAL AMARG


La province de Chtouka Ait Baha s'est approprié, à elle seule, plusieurs festivals artistiques dont AMARG, dédié, pour sa première édition, à l'une des figures de proue de la chanson amazighe engagée contre l'occupation, Lahoucine Janti, l'illustre poète-chanteur de la résistance. Cette manifestation qui a eu lieu du 9 au 16 Août 2008 a été l'½uvre de l'association Tilila Chtouka Ait Baha, conduite par Dr. Mohamed Bizrane.

Elle se revendique un espace de rencontre de proximité pour la sauvegarde de la mémoire d'une époque retentissante où le legs culturel et artistique baigne les plaines et les montagnes de Chtouka Ait Baha et marie la liesse des retrouvailles des fils du terroir.


Cet événement qui a draineré, de nombreuses populations enivrées par les rythmes de la musique locale et les vibrations des mouvements en ch½ur des Rouaiss, est également une opportunité pour valoriser les ressources naturelles et économiques d'une zone dont les traditions de synergie et de solidarité ne sont plus un secret pour personne. C'est aussi une occasion pour contribuer à l'ancrage des valeurs de l'ouverture et la tolérance à travers le brassage culturel et artistique universel. Outre les spectacles qui ont été donnés par une pléiade de vedettes locales de grande renommée notamment, Izenzaren, Amouri M'barek, Amarg fusion, Archach, Ajmak Souss, Ismgan, Ahmed Oumast..., ainsi que des humoristes locaux émergents tels Quimroun, Aslal..., le festival AMARG comprend des ateliers " Tirruysa " animés par Ali Faiq et des conférences-débats avec des intervenants de renom comme Mohamed Moustaoui, Ahmed Assid, Ahmed Bouzid, Brahim Oubella . . . Enfin, il faut dire que cette première manche du festival AMARG qui a enchanté toute une localité dépositaire de richesses ancestrales et dont le thème a porté sur " la promotion culturelle et artistique reposant sur la revitalisation de la mémoire ", promet beaucoup, à l'image de l'entrain et l'enthousiasme animant les organisateurs et les partenaires pour pérenniser une rencontre annuelles des plus conviviales.



La province de Chtouka Ait Baha s'est approprié, à elle seule, plusieurs festivals artistiques dont AMARG, dédié, pour sa première édition, à l'une des figures de proue de la chanson amazighe engagée contre l'occupation, Lahoucine Janti, l'illustre poète-chanteur de la résistance. Cette manifestation qui a eu lieu du 9 au 16 Août 2008 a été l'½uvre de l'association Tilila Chtouka Ait Baha, conduite par Dr. Mohamed Bizrane.

Elle se revendique un espace de rencontre de proximité pour la sauvegarde de la mémoire d'une époque retentissante où le legs culturel et artistique baigne les plaines et les montagnes de Chtouka Ait Baha et marie la liesse des retrouvailles des fils du terroir.

a province de Chtouka Ait Baha s'est approprié, à elle seule, plusieurs festivals artistiques dont AMARG, dédié, pour sa première édition, à l'une des figures de proue de la chanson amazighe engagée contre l'occupation, Lahoucine Janti, l'illustre poète-chanteur de la résistance. Cette manifestation qui a eu lieu du 9 au 16 Août 2008 a été l'½uvre de l'association Tilila Chtouka Ait Baha, conduite par Dr. Mohamed Bizrane.

Elle se revendique un espace de rencontre de proximité pour la sauvegarde de la mémoire d'une époque retentissante où le legs culturel et artistique baigne les plaines et les montagnes de Chtouka Ait Baha et marie la liesse des retrouvailles des fils du terroir.


Cet événement qui a draineré, de nombreuses populations enivrées par les rythmes de la musique locale et les vibrations des mouvements en ch½ur des Rouaiss, est également une opportunité pour valoriser les ressources naturelles et économiques d'une zone dont les traditions de synergie et de solidarité ne sont plus un secret pour personne. C'est aussi une occasion pour contribuer à l'ancrage des valeurs de l'ouverture et la tolérance à travers le brassage culturel et artistique universel. Outre les spectacles qui ont été donnés par une pléiade de vedettes locales de grande renommée notamment, Izenzaren, Amouri M'barek, Amarg fusion, Archach, Ajmak Souss, Ismgan, Ahmed Oumast..., ainsi que des humoristes locaux émergents tels Quimroun, Aslal..., le festival AMARG comprend des ateliers " Tirruysa " animés par Ali Faiq et des conférences-débats avec des intervenants de renom comme Mohamed Moustaoui, Ahmed Assid, Ahmed Bouzid, Brahim Oubella . . . Enfin, il faut dire que cette première manche du festival AMARG qui a enchanté toute une localité dépositaire de richesses ancestrales et dont le thème a porté sur " la promotion culturelle et artistique reposant sur la revitalisation de la mémoire ", promet beaucoup, à l'image de l'entrain et l'enthousiasme animant les organisateurs et les partenaires pour pérenniser une rencontre annuelles des plus conviviales.


Cet événement qui a draineré, de nombreuses populations enivrées par les rythmes de la musique locale et les vibrations des mouvements en ch½ur des Rouaiss, est également une opportunité pour valoriser les ressources naturelles et économiques d'une zone dont les traditions de synergie et de solidarité ne sont plus un secret pour personne. C'est aussi une occasion pour contribuer à l'ancrage des valeurs de l'ouverture et la tolérance à travers le brassage culturel et artistique universel. Outre les spectacles qui ont été donnés par une pléiade de vedettes locales de grande renommée notamment, Izenzaren, Amouri M'barek, Amarg fusion, Archach, Ajmak Souss, Ismgan, Ahmed Oumast..., ainsi que des humoristes locaux émergents tels Quimroun, Aslal..., le festival AMARG comprend des ateliers " Tirruysa " animés par Ali Faiq et des conférences-débats avec des intervenants de renom comme Mohamed Moustaoui, Ahmed Assid, Ahmed Bouzid, Brahim Oubella . . . Enfin, il faut dire que cette première manche du festival AMARG qui a enchanté toute une localité dépositaire de richesses ancestrales et dont le thème a porté sur " la promotion culturelle et artistique reposant sur la revitalisation de la mémoire ", promet beaucoup, à l'image de l'entrain et l'enthousiasme animant les organisateurs et les partenaires pour pérenniser une rencontre annuelles des plus conviviales.



FESTIVAL IGOUDAR


Le festival IGOUDAR (Août 2008) d'Ida Ou Gnidif dédié au sujet d'Ahwach a été marqué par l'organisation de différentes activités sportives, artistiques, culturelles et sociales, qui ont attiré une assistance nombreuse dont un grand nombre de Marocains Résidant à l'Etranger.

Au plan culturel, plusieurs conférences, traitant de thèmes locaux et nationaux ont été organisées avec la participation de chercheurs qui ont tenu à mettre en relief le rôle des habitants de la région dans la lutte de libération nationale.

Ils ont débattu aussi de sujets relatifs à la place de l'arganier dans la culture et l'économie de la région.

Plusieurs concerts ont été donnés par des troupes locales qui font perpétuer le patrimoine authentique de la région (Ahwach, Oudaden, Amarg Fusion ou encore la notable artiste Fatima Tabaamrant). L'humour était aussi au rendez-vous avec les comédiens Lahcen Chaouchaou et Agzoum.

source: http://chtoukaitbaha-tourisme.com

# Online seit Donnerstag, 24. September, 2009 um 15:17